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En juin 2016, une crue à l’ampleur exceptionnelle touche le bassin du Loing, provoquant des dégâts conséquents. 5 ans après, retours sur cette crue à l’aune de la crue de référence de janvier 1910
Evacuations à Souppes-sur-Loing lors de la crue de 2016.jpg

Description

La crue de janvier 1910

 

À l’automne 1909, un épisode pluvieux intense (50% supérieur à la moyenne) sature les sols et engendre une première hausse des niveaux de la Seine et de ses principaux affluents (dont le Loing). Aussi, lorsqu’en janvier 1910 trois épisodes pluvieux se succèdent, c’est l’intégralité des cours d’eau du bassin de la Seine qui entrent en crue en raison, notamment, de ruissellements rapides sur des sols rendus imperméables par le gel. Cette crue considérée comme exceptionnelle a engendré des inondations catastrophiques tant à Paris que sur les territoires situés plus en amont, comme le bassin du Loing.

Sur le bassin du Loing, la période de retour de cette crue est estimée à 100 ans (ce qui signifie qu’une crue d’une telle ampleur a une probabilité d’une chance sur cent de survenir chaque année). Lors de cette crue, le débit maximum estimé sur le Loing a été de près de 330 m3/s à la station d'Episy. Les hauteurs d’eau enregistrées dans le bassin ont été tout aussi impressionnantes : 3,16 m à Montargis, 4,25 m à Nemours et 7,96 m à Saint-Mammès au niveau de la confluence avec la Seine !

 

La crue du Loing de janvier 1910 à Montargis et Nemours.png
La crue du Loing de janvier 1910 à Montargis et Nemours (Source : Cartes postales Loiret)
 

Lors de cet épisode, on dénombre d’importants dommages tant corporels que structurels et fonctionnels Montargis, qui constitue un goulot d’étranglement pour le Loing, est ainsi largement inondée dès le 20 janvier : plus des ¾ des rues de la ville sont inondées, la sous-préfecture est noyée sous 50 cm d’eau et tous les commerces du centre-ville sont sinistrés. Les communes des alentours sont également fortement impactées : à Courtenay, l’usine à gaz chargée d’alimenter l’éclairage public est submergée, ce qui provoque une interruption de l’éclairage pendant 3 jours. À Château-Renard, c’est la place du Vieux Marché qui est couverte par 1 mètre d’eau. Mais l’évènement le plus tragique intervient le 21 janvier, lorsque l’effondrement d’une colline, minée par les infiltrations d’eau, emporte 5 habitations près de Dordives, causant la mort de 7 personnes et plusieurs blessés graves.

 

La crue de mai-juin 2016

 

En 2016, après une période pluvieuse d’avril à mi-mai, le bassin amont du Loing a connu à la fin du mois une phase de pluies orageuses, intenses et localisées, puis plus généralisées mais toujours aussi intenses. Ces précipitations ont généré des crues exceptionnelles sur l’ensemble des cours d’eau du bassin. En plusieurs points du bassin, les débits et les hauteurs d’eau enregistrés ont été supérieurs à ceux de la crue de janvier 1910, qui servait jusque-là de référence. La crue du Loing a été accentuée par ses différents affluents dont les ondes de crue se sont rejointes à leur confluence de façon concomitante.

 « 4,63 m à Nemours, soit environ 40 cm d’eau en plus en 2016 par rapport à 1910 »

Le centre-ville de Montargis sous les eaux lors de la crue de 2016.jpg

 

Le centre-ville de Montargis sous les eaux lors de la crue de 2016. (Source : SILVO)

 

Le caractère exceptionnel de la crue a provoqué des inondations majeures et jamais observées au moins dans les trois derniers siècles tout le long du Loing, et en particulier dans les agglomérations de Montargis, de Nemours et de Moret-Loing et Orvanne. Les nombreuses évacuations des centres-villes anciens sont un fait marquant des évènements de juin 2016 : 8 000 évacuations en Seine-et-Marne dont 4 000 à Nemours, 800 à Souppes-sur-Loing, 400 à Saint-Mammès, une clinique et une maison de retraite à Montargis ainsi qu’un collège à Château-Renard. Le musée Girodet de Montargis a été totalement inondé. Par ailleurs, de nombreuses pollutions aux hydrocarbures ont été causées par des ruptures de cuves à fioul domestique. Le phénomène pluvieux a concerné une partie du bassin de la Seine et de la Loire. Le montant total des dommages (biens assurés) a été estimé à 1,4 milliard d’euros ce qui en fait la catastrophe naturelle la plus couteuse depuis la création du dispositif CatNat en 1982 (Fédération Française de l’Assurance, 2017). La présence prolongée de l’eau a non seulement causé des dommages aux bâtiments, aux réseaux et aux terres agricoles, mais elle a également mis en évidence des dysfonctionnements en matière de gestion des déchets dans les villes impactées.

 

Evacuations à Souppes-sur-Loing lors de la crue de 2016.jpg

Evacuation en cours à Souppes-sur-Loing lors de la crue de juin 2016 (source : AFP)

 

Bilan : de 1910 et 2016, quelle fut la crue la plus dommageable ?

 

Si la crue de janvier 1910 a eu des conséquences dramatiques par son bilan humain (7 morts), la crue de juin 2016 a eu des conséquences plus dommageables sur le plan structurel (dégâts matériels) et fonctionnel (fonctionnement du territoire) ; en raison notamment d’un accroissement significatif des enjeux en fond de vallée lié principalement à l’urbanisation.

Les crues sur le bassin du Loing sont caractérisées par des temps de formation et de propagation assez courts comparés aux bassins de la Seine et de la Marne. L’arrivée des eaux provenant des têtes de bassins dans les zones urbaines peut être assez rapide et se faire en moins de 24h, d’où l’importance de connaître les bons comportements et les bons gestes à adopter en cas d’inondation. Pour cela, rendez-vous sur l’onglet Conseils aux habitants ou Conseils aux entreprises ! N’hésitez pas à vous rapprocher de votre mairie ou à consulter la carte interactive mise à disposition par le BRGM pour voir si votre logement ou votre lieu de travail se situe en zone inondable.

Enfin, la crue majeure du printemps 2016 a aussi rappelé que le bassin du Loing et plus largement de la Seine peut aussi vivre des grandes crues en dehors des périodes d’hiver, ce qui ne s’était plus produit depuis le 19ème siècle.

 

Chiffres clés :

  • A Nemours 4,63 m en 2016 contre 4,25 m en 1910
  • A Montargis 3,44 m en 2016 contre 3,16 m en 1910
  • A Saint-Mammès 6,77 m en 2016 et 7,96 m en 1910
  • Débit de pointe : 330 m3/s à Episy en 1910
  • Débit de pointe : 450 m3/s à Episy en 2016
Sources: 

Commune de Château-Landon (2011) : Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs – DICRIM de la commune de Château-Landon, 13 p.

EPTB Seine Grands Lacs (2018) : Vidéo - Histoire de crues par les citoyens.

EPTB Seine Grands Lacs (2020) : Programme d’Actions de Prévention des Inondations d’intention du bassin du Loing : dossier de candidature à l’appel à projets PAPI d’intention, 373 p.

Fédération Française de l’Assurance (2017) : Inondations de mai-juin 2016 : bilan 1 an après. Communiqué de presse, Paris, 31/05/2017, 1 p.

Marti R. et Lepelletier T. H. (1997) : L'hydrologie de la crue de 1910 et autres grandes crues du bassin de la Seine, La Houille Blanche, Vol. 83, Issue 8, 7 p.

Perrin F., Sauzey P., Menoret B. et Roche P-A. (2017) : Inondations de mai et juin 2016 dans les bassins moyens de la Seine et de la Loire, retour d’expérience, février 2017. Rapport CGEDD n° 010743-01 et IGA n° 16080-R, 210 p.

Pinault K. (2010) : Les catastrophes météo dans le Loiret. Archives & Culture, Paris, 112 p.

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Le retour d’expérience est un élément central de la démarche d’amélioration de la gestion de crise. (Re)découvrez les événements de janvier 2018 et quelles peuvent être les pistes d’amélioration de la gestion des inondations sur le bassin de la Marne !
Crue de janvier 2018 sur la Marne avec le canal Champagne Bourgogne en rive gauche

Description

Crue de janvier 2018 sur la Marne avec le canal Champagne Bourgogne en rive gauche
Crue de janvier 2018 sur la Marne avec le canal Champagne Bourgogne en rive gauche
 

 

Glossaire

Ecrêtement des crues : action consistant à limiter le débit de pointe d'une crue, soit par stockage dans un ouvrage spécifique, soit par extension des zones d'expansion des crues.

Crue de janvier 2018 : caractéristiques et conséquences

Fin 2020, dans le cadre du PAPI d’intention Marne, Vallage et Perthois, un retour d’expérience (RETEX) sur la crue de janvier 2018 a été réalisé par la Direction Départemental des Territoires de Haute-Marne. Ses objectifs principaux étaient de permettre une prise de recul par rapport aux événements et à leur gestion. Ce RETEX a également permis de cibler les pistes d’amélioration sur les connaissances et l’organisation de la crise dans l’optique d’affronter les prochains évènements de la meilleure façon possible.

Après plusieurs épisodes pluvieux intenses et prolongés entre décembre 2017 et janvier 2018 (record de pluie depuis plus de 60 ans avec 475 mm de pluie en un mois), le bassin de la Marne a connu deux épisodes de crue successifs, du 4 et 6 janvier puis du 21 et 24 janvier 2018.

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Action du lac Marne sur la crue de janvier 2018
 

Durant ces deux épisodes de crue successifs, le lac réservoir Marne a pleinement joué son rôle de protection contre les inondations. Pour autant, des débordements sont observés, surtout en amont de la prise d’eau du lac (Mussey-sur-Marne jusqu’à Saint-Dizier). Des débordements inattendus surviennent sur le canal Champagne-Bourgogne, envahi par les eaux de son affluent le Rongeant, ainsi que des débordements par remontées de nappes localisés.

Les conséquences de ces inondations sont hétérogènes : une dizaine de communes font état d’une demande de reconnaissance de catastrophe naturelle (CATNAT). La commune de Joinville est particulièrement touchée, avec un nombre important d’interventions par les pompiers sur la ville (42 interventions à Joinville sur un total de 115 sur le territoire).

Les conséquences des inondations de janvier 2018 sont essentiellement matérielles (habitations, bâtiment d’entreprise, bâtiment public, voirie). La plupart des inondations sur les bâtiments ayant touché les sous-sols, ce sont les réseaux de chauffage et les réseaux électriques qui ont été les plus impactés (à Joinville : chaufferies de l’internat du lycée, du gymnase et de la médiathèque, transformateurs d’électricité, etc.). En outre, certaines zones ont été inondées par débordement sans qu’elles soient recensées en zone inondable par les Plans de Prévention des Risques d’Inondation établis par les services de l’Etat : c’est le cas à Vecqueville le 23 janvier 2018 avec le débordement du canal Marne-Champagne.

Les coupures d’électricité et de chauffage ont conduit à l’évacuation d’une grande partie de la population de Joinville, même au-delà de la zone inondée.

 

Les enseignements de la crue

Episode de crue classique en période hivernale, cet épisode a néanmoins mis en exergue certaines vulnérabilités du territoire, notamment les limites d’exploitation du lac-réservoir au regard de l’intensité de l’évènement, où des vidanges préventives ont dû être mises en place pour augmenter la capacité de stockage du lac.

D’après les conclusions du retour d’expérience, la gestion de la crise a été maitrisée même si quelques points restent à perfectionner, notamment au niveau du déploiement à l’échelle du territoire des Plans Communaux de Sauvegarde et de la difficulté de protection de certains enjeux (réseaux d’électricité, chauffage, eau potable).

Les pistes d’amélioration établies grâce au retour d’expérience sont les suivantes :

  • Améliorer la connaissance de l’aléa et des enjeux exposés ;
  • Créer une culture du risque ;
  • Prendre en compte le risque pour aménager le territoire ;
  • Anticiper la coordination entre les différents acteurs de la crise ;
  • Mettre en place des exercices de crise pour tester les dispositifs et envisager des crues plus intenses que janvier 2018.

 

Les éléments marquants à retenir

  • Les inondations de janvier 2018 sont remarquables par leur ampleur mais ne dépassent pas l’intensité des grandes crues historiques (janvier 1910, janvier 1955, avril 1983) ;
  • Il faut noter qu’en cas d’évènement intense, les capacités de remplissage du lac réservoir peuvent être atteintes ;
  • Les inondations par débordement peuvent être aggravées par des remontées de nappe, des ruissellements ou par des aménagements qui ne permettent pas l’écoulement naturel de l’eau ;
  • Les premiers enjeux potentiellement touchés sont les réseaux de gaz et d’électricité, ce qui mène généralement à l’évacuation de la population ;
  • Une gestion de crise efficiente avec un dispositif de crise opérationnel et satisfaisant.
Sources: 

Formalisation d’un retour d’expérience partagé des inondations de janvier 2018, 4 novembre 2020. Maitre d’ouvrage : Direction Départementale des Territoires. Elaboration du rapport : Pascaline Cousin

La crue de janvier 2018 - article EPISEINE

Vidéo explicative du fonctionnement des lacs-réservoirs

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La protection du patrimoine est une des priorités en cas d'inondation. Découvrons ensemble les plans de sauvegarde des biens culturels !
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Description

Origine des PSBC

Les premières préoccupations visant une protection du patrimoine culturel vis-à-vis des catastrophes naturelles datent de la Convention de La Haye en 1954.

Depuis, plusieurs Arrêtés, Circulaires, Guides et Notes imposent aux gestionnaires d'établissements culturels d'organiser la protection de ces biens.

La note du 10 Juin 2016 de la Direction Générale des Patrimoines du Ministère de la Culture demande aux chefs d’établissements culturels et aux conservateurs des cathédrales de réaliser leur Plan de Sauvegarde des Biens Culturels et fournit des éléments méthodologiques pour la réalisation de ce document a vocation opérationnelle.  Ce plan de sauvegarde constitue une priorité du Ministère de la Culture dans sa Directive Nationale d’Orientation 2016/2017.

Le plan pour sauver les collections

Face à une situation d'urgence, le PSBC a vocation à constituer l’outil opérationnel qui oriente et facilite les décisions prises par le chef d’établissement (ou son représentant) et le commandant des opérations de secours. Il permet de faire face aux premiers instants d’un évènement indésirable sur un établissement culturel.

Le PSBC est essentiel pour préserver et protéger les biens culturels sur un site subissant une situation d’urgence présentant un risque grave pour les personnes, les biens et l’environnement. Les situations d’urgences les plus courantes sont les incendies, explosions, inondations, tempêtes, d’origines naturelles ou anthropiques ainsi que les risques industriels, nucléaires ou encore biologiques. Sans ce travail d’anticipation, le jour J face au sinistre vous serez démunis, et malheureusement vous ne pourrez certainement pas sauver comme vous l’auriez imaginé vos biens culturels.

D’autres appellations peuvent désigner ce plan : plan de sauvegarde des œuvres (PSO), plan d’urgence (PU), plan de protection contre les inondations (PPCI), etc.

L’objectif de ce plan est d'être préparé aux situations d’urgence en mettant en place, en amont d’un aléa, des mesures pouvant prévenir la perte ou l’altération de collections, mais aussi concevoir et formaliser le mode opératoire pour réagir en cas de sinistre. Dans ce cas, chacune des actions à mener, les rôles et responsabilités des différents intervenants, y sont précisément décrits.

Un plan propre à chaque site

L'organisation prévue doit être adaptée pour chaque site en fonction de sa vulnérabilité propre face aux différents aléas considérés, des typologies et sensibilités des biens culturels conservés, des moyens matériels et humains disponibles, des contraintes d’accès et du bâtiment.

Un document qui doit vivre

Ce document doit être considéré comme un outil vivant à vocation opérationnelle. De ce fait, il demeure essentiel de l’actualiser régulièrement, notamment en fonction de l’évolution du volume des biens culturels exposés et conservés par l’établissement et des changements au sein des équipes. Il doit aussi être testé au travers d’exercices sur table et sur le terrain.  Enfin, les agents intervenants lors de sa mise en œuvre doivent être formés et sensibilisés aux missions à réaliser.

Le risque zéro n’existant pas, même avec un plan de sauvegarde, il convient donc de faire le nécessaire et de mettre toutes les chances de son côté afin de limiter les impacts d’une situation d’urgence sur son Établissement. Les actions de prévention sont un préalable indispensable à la réalisation de son plan de sauvegarde que ce soit pour des risques immédiats tel que l’incendie ou des risques à effet différés comme la crue à cinétique lente (Seine).

 

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En décembre dernier, l’EPAGE du Loing, territoire pilote dans le cadre de l'action 4.1.2 du PAPI de la Seine et de la Marne franciliennes, a réalisé des travaux sur les étangs de la commune de Nogent-sur-Vernisson. Retour sur un projet multifonctionnel.
Étang aval après travaux de restauration

Description

Quels acteurs concernés par le projet de Nogent-sur-Vernisson ?

Ce projet a été construit grâce à une large concertation qui a duré 3 ans entre l’EPAGE du bassin du Loing, les services de l’État, les associations locales et la Commune de Nogent-sur-Vernisson. Sa réussite est le résultat d’un consensus territorial entre tous les acteurs locaux.

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Localisation des travaux de restauration effectués sur le Vernisson. Source : site de l’EPAGE du Loing, https:/www.epageloing.fr/

 

Des travaux pourquoi faire ?

Créés en 1971, ces deux bassins qui barraient la rivière servaient initialement à écrêter les crues. Rapidement, ils sont devenus des plans d’eau d’agréments où se pratiquent des activités de pêche et de promenade générant ainsi des impacts significatifs sur la dynamique naturelle du cours d’eau et sur la qualité de ses eaux :

  • Réchauffement de la température de l’eau ;
  • Dégradation de la qualité de l’eau ;
  • Rupture de la continuité sédimentaire et piscicole ;
  • Rupture d’écoulement créant des assecs (assèchement du lit) et ne permettant plus d’écrêter les crues.

Les travaux réalisés à Nogent-sur-Vernisson répondent à plusieurs objectifs :

  • Restaurer la continuité écologique du Vernisson tout en maintenant les usages récréatifs des plans d’eau ;
  • Restaurer des champs d’expansion de crues afin d’atténuer les impacts négatifs des crues du Vernisson (capacité de stockage : 75 000 m3 d’eau) ;
  • Contribuer à améliorer la qualité de l’eau via la restauration d’une zone humide dans le lit majeur du cours d’eau ;
  • Contribuer à l’accroissement de la biodiversité en recréant des habitats pour la faune et la flore aquatiques et terrestres.
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Chantier d’agrandissement du plan d’eau aval et d’aménagement du nouveau lit du Vernisson. Source : site de l’EPAGE du Loing, https:/www.epageloing.fr/

 

Quels travaux ?

Les travaux de déconnexion réalisés sur les étangs de Nogent-sur-Vernisson :

  • Décloisonnement du linéaire du Vernisson sur 5 km ;
  • Suppression du plan d’eau amont et restauration d’une zone humide de 5 ha dans le lit majeur du Vernisson (zone d’expansion de crues) ;
  • Restauration du lit mineur du Vernisson sur 830 mètres linéaires ;
  • Agrandissement du plan d’eau aval.
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Schéma des travaux de restauration. Source : site de l’EPAGE du Loing, https://www.epageloing.fr/

 

Un tel projet, combien ça coute ?

Le coût total du projet est de 1 073 289 €, financé à 85% par l’Agence de l’eau Seine Normandie. Les 15% restants ont été financés par la région Centre-Val de Loire et par l’EPAGE du bassin du Loing.

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Les plans d’eau de Nogent-sur-Vernisson avant et après les travaux de restauration : A - bassin amont avant travaux, B - bassin aval avant travaux, C - bassin amont après travaux, D - bassin aval après travaux. Source : site de l’EPAGE du Loing, https://www.epageloing.fr/

 

Et après ?

L’EPAGE du Loing a réalisé des mesures de la qualité de l’eau avant travaux. Avec une qualité d’eau moyenne, le Vernisson ne bénéficiait que de très peu d’habitats favorables aux organismes aquatiques. Suite aux travaux de restauration, l’EPAGE a élaboré un protocole de suivi visant à mesurer les gains sur les volets hydromorphologique, biologique, floristique et faunistique 1 an, 3ans et 5 ans après travaux.

La zone humide sera clôturée afin d’accueillir du pâturage (ovin). Ce type d’entretien permettra le développement de la flore et la faune typique des zones humides.

 

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce projet de restauration, consultez la page dédiée sur le site de l’EPAGE du Loing

Sources: 
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Découvrez la fresque Seine Grandeur Nature, un outil pédagogique sur la culture du fleuve et créé par la Ligue de l'Enseignement
Fresque Seine Grandeur Nature utilisée par Terre Avenir lors du Forum de Provins en 2020

Description

C’est après avoir constaté un besoin en outils pédagogiques sur la culture du fleuve et plus largement sur la notion de bassin-versant, que l’outil « Fleuves Grandeur Nature » est né. En 2014 l’aventure commence, et après 3 ans de collaboration, l’outil est disponible pour tous, offrant une découverte diversifiée du bassin Seine. 

 

Qu'est-ce que c'est ?

 

La fresque est un outil pédagogique créé par la Ligue de l’Enseignement - en collaboration avec des partenaires nationaux et européens – et avec le soutien financier de l’EPTB Seine Grands Lacs, de l’Europe et de l’agence de l’eau Seine-Normandie à destination principalement des cycles 2 et 3, mais adaptable à de nombreux publics.

Dans le cadre de ses programmes de gestion des inondations, l’EPTB Seine Grands Lacs soutient ce projet depuis sa création. Son objectif principal est de permettre aux citoyens d’avoir une vision claire de l’organisation de leur territoire dans un ensemble plus large.

L’outil se compose d’une malle pédagogique et d’un site internet :

  • La malle pédagogique se présente sous la forme d’une grande fresque qui permet d’aborder le cycle de l’eau naturel et domestique, les crues et les inondations, les territoires à risque d’inondation et les facteurs d’aggravation, les milieux aquatiques, la faune et de la flore, les entités paysagères, les activités humaines, le fleuve et les rivières et bien plus encore ! 

  •  Le site internet permet quant à lui de télécharger un certain nombre de ressources, de découvrir le bassin-versant de la Seine en parcourant la carte interactive dotée de nombreuses informations et surtout de tester ses connaissances en ligne, valable pour les petits comme pour les grands !

Lors de la parution de l’outil, une soixantaine de malles a été distribuée à des structures « relais » du bassin Seine qui assurent à ce jour des animations auprès de publics variés. Rendez-vous sur le lien suivant pour en savoir plus sur l’outil et les structures relais.

 

Est-ce que ça marche ?

 

En 2019, l’outil a touché 12 000 personnes – principalement des scolaires et du grand public - et en 2020 plus de 4 000 personnes ont été sensibilisées malgré l’annulation de nombreux événements et interventions à la suite des conditions sanitaires. Depuis sa parution, l’outil a touché pas moins de 22 300 personnes.

Chaque année, il évolue et gagne en visibilité grâce à notre partenariat avec l’EPTB Seine Grands Lacs qui nous accompagne depuis le début de ce projet.

En 2021, les crues de Seine et de ses affluents ainsi que l’histoire du territoire depuis l’arrivée de l’Homme s’invitent au programme sur le site internet !

Des temps de formations seront programmés sur l’année afin de former de nouveaux employés des structures relais. La ligue de l’enseignement 42 et l’outil SGN participeront également à des moments forts de rencontre entre associations d’EEDD, scientifiques, élus et institutions.

Si vous hésitez encore ou que vous avez besoin de conseils, les contacts sont inscrits sur le site et c’est avec plaisir que nous vous aiguillerons pour la prise en main de l’outil.

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EPISEINE commence l’année en beauté. Venez découvrir les nouveautés d’episeine.fr avec les dossiers thématiques !
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Description

Depuis sa création, EPISEINE a vocation à proposer un ensemble d'informations, d'articles, de vidéos et de ressources diverses afin d'œuvrer ensemble à la prévention des inondations.

En ce début d'année 2021, nous souhaitons aller plus loin en lançant nos dossiers thématiques. Ces dossiers permettent de cibler une thématique qui nous semble importante, à commencer par la gestion de crise, la connaissance du risque et la sensibilisation des populations, afin de la développer et de regrouper en un même lieu un ensemble de contenus.

La première thématique à l’honneur porte sur la gestion de crise. Comme toutes nos thématiques, celle-ci est divisée en dossiers, à savoir :

  • Plan communal de sauvegarde et gestion de crise
  • Plan de continuité d’activité
  • Entraînements et exercices

Chaque dossier est lui composé d’un ensemble de contenus divers : articles méthodologiques, vidéos, jeux, ressources diverses, etc. Pour le lancement des dossiers thématiques relatifs à la gestion de crise, nous avons rédigé 19 articles inédits.

Pour découvrir ces dossiers thématiques, c'est par ici !

Ces dossiers seront alimentés régulièrement par de nouveaux contenus. Pour ne rien rater, vous pouvez retrouver nos actualités directement sur Facebook, Twitter, LinkedIn et Instagram !

Vous souhaitez contribuer en proposant vous-même du contenu ? N’hésitez pas à nous contacter. Pour toute autre question, c’est directement sur episeine@seinegrandslacs.fr !

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Eric Collard, président de VISOV nous présente son association, dédiée à l’utilisation des réseaux sociaux en gestion de crise.
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Description

Pouvez-vous nous présenter VISOV en quelques mots ?

VISOV c’est l’acronyme des Volontaires Internationaux en Soutien Opérationnel Virtuel. Nous sommes une association œuvrant principalement sur l’interaction des réseaux sociaux avec la gestion des crises de sécurité civile.

Nous sommes conventionnés avec les principaux gestionnaires de crise, notamment la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du Ministère de l’Intérieur. Nous avons essentiellement des conventions avec des préfectures et des services d’incendie et de secours (SDIS), avec qui nous développons nos actions. Nous avons également une convention avec le Ministère de la transition écologique et le Ministère des affaires étrangères.

Qui sont vos bénévoles ?

VISOV ce sont des bénévoles qui viennent de tous les horizons. Certains sont déjà dans le milieu de la sécurité civile, en étant sapeurs-pompiers, secouristes radio-amateurs dans des associations agréées de sécurité civile. Ce sont aussi et surtout des citoyens qui ont envie, au travers des réseaux sociaux, de porter assistance ou d’accompagner la population et les gestionnaires de crise.

Comment fonctionne votre association concrètement ?

Le fonctionnement de base c’est une veille quasi permanente des réseaux sociaux par les bénévoles. Ils sont chargés de faire remonter des alertes en fonction de ce qu’ils peuvent détecter. Ces alertes peuvent nécessiter une activation de VISOV pour mobiliser des bénévoles dédiés au suivi de la crise.  Nous appelons cela une ESOV (équipes en soutien opérationnel virtuel).

L’autre canal de déclenchement passe par des conventions passées avec des gestionnaires de crise. Il s’agit principalement des préfectures ou des SDIS qui vont nous demander un renfort pour réaliser une veille sur les réseaux sociaux.

Si une commune veut bénéficier des services de VISOV, comment doit-elle s’y prendre ?

Compte-tenu du nombre de communes en France, il nous est impossible de conventionner avec chacune d’entre elle. Cela ne veut pas pour autant dire que nous ne pouvons pas leur venir en aide.

En situation de crise, nous pouvons être amenés à prendre contact, grâce aux réseaux sociaux, avec la ou les communes concernées. Nous pouvons ainsi prendre contact pour avoir des compléments d’informations.

Nous pouvons également relayer les messages qu’elles postent sur les réseaux sociaux. En cas d’activation d’un plan communal de sauvegarde, nous pouvons prendre contact pour connaitre les modalités d’évacuation ou les lieux d’hébergement d’urgence par exemple. L’objectif est de pouvoir diffuser l’information à la population qui n’y aurait pas forcément eu accès pour des raisons diverses.

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© VISOV - Facebook
 

Comment puis-je devenir bénévole ?

Sur notre site internet, visov.org, vous pouvez trouver un formulaire de contact sur lequel vous pourrez vous présenter. Une fois ce formulaire complété, nous allons prendre contact avec vous et vous demander un petit exercice de veille de réseaux sociaux pour voir la plus-value que vous pouvez apporter en termes de connaissance sur la veille.

Nous attendons de nos bénévoles qu’ils aient déjà une affinité avec les réseaux sociaux au moment de leur candidature. Nous allons ensuite les mettre en situation en leur présentant un évènement réel et en leur demandant de faire des recherches pour faire remonter les informations pertinentes. L’objectif est d’évaluer leurs capacités en termes de veille. Ensuite, en interne, nous pourrons également proposer à nos bénévoles des formations et un accompagnement plus spécifique pour peaufiner certaines compétences.

Nous allons également demander au potentiel bénévole d’expliciter ses motivations. Après, si la personne est retenue, l’intégration se fait simplement. Le bénévole intègre l’association et bénéficie d’un système de tutorat. VISOV c’est une association avec un fonctionnement un peu particulier puisque nous échangeons quasi exclusivement via un système de messagerie instantanée. Le fonctionnement d’une association sous cette forme peut être un peu déstabilisant au début. Nous avons donc mis en place un accompagnement pour aider au mieux les bénévoles nouvellement arrivés.

Pour un bénévole, quel genre d’investissement est demandé ?

Nous sommes dans l’expression pure du bénévolat où l’on privilégie un investissement qualitatif. En cas d’activation, un bénévole peut être présent une demi-heure, une heure ou toute une nuit. C’est le cadre d’astreinte de l’association qui fait au mieux avec les personnes qui sont disponibles pour répartir les missions. Nous avons des bénévoles qui sont très disponibles et d’autres qui le sont moins. La gestion se fait au cas par cas selon les évènements. Nous ne connaissons pas par avance les moments d’activation, leur nature, ni leur durée puisque les crises, par essence, ne sont pas planifiées. Nous avons donc besoin de différents profils.

Vous pouvez retrouver VISOV sur les réseaux sociaux sur Twitter, Facebook et Instagram !

Eric Collard est bénévole et président de VISOV, les Volontaires Internationaux en Soutien Opérationnel Virtuel.

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Conférence digitale PAPI 2022-2028 : Programme d’Actions de Prévention des Inondations
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Description

EDIT : En raison de contraintes calendaires, cette conférence digitale aura finalement lieu le mardi 16 mars, de 14h à 16h.

L’EPTB Seine Grands Lacs porte et anime depuis 2014 le Programme d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) de la Seine et de la Marne franciliennes.

Ce PAPI s'est achevé à la fin 2020. 167 actions ont été subventionnées. Le bilan de ce programme est positif et encourage à poursuivre la dynamique territoriale. L’EPTB a lancé, à ce titre, l’élaboration d’un deuxième PAPI, dont la mise en œuvre est prévue de 2022 à 2028.

A l'occasion du montage de ce nouveau PAPI en 2021, l'EPTB Seine Grands Lacs vous convie à une conférence digitale de 14h à 16h à destination des élus et de leurs représentants. Cette visio-conférence permettra de dresser un bilan du premier PAPI et de définir la feuille de route ainsi que les ambitions du bassin de risque pour ce prochain programme collaboratif et financier.

Programme de l'après-midi

  • Accueil des participants sur la plate-forme Zoom ;
  • Discours introductifs ;
  • Table ronde « Le PAPI, un outil de cohérence, d’expertise et d’animation au service du territoire » ;
    • Marc GUILLAUME, Préfet de Paris, de région et coordonnateur de bassin
    • Patrick OLLIER, Président de la Métropole du Grand Paris
    • Célia BLAUEL, Maire adjointe à la Ville de Paris, en charge de la Seine, de la Prospective Paris 2030 et de la Résilience (sous réserve)
    • Didier GUILLAUME, Vice-président du Conseil Départemental du Val-de-Marne
    • Daniel LEVEL, Président du Syndicat mixte Seine Ouest, adjoint au Maire de Saint-Germain-en-Laye (78) et maire délégué de Fourqueux (78)
    • Frédéric MOLOSSI, Président de l'EPTB Seine Grands Lacs et vice-président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis
  • Diffusions de vidéos d'ateliers du PAPI et sessions de questions-réponses : modalités pratiques d'intégration des maîtres d'ouvrages au PAPI et calendrier ;
  • Discours de clôture.
Inscription obligatoire. Pour vous inscrire ? C'est par ici !

 

Vous êtes intéressé par la démarche PAPI ? Vous pouvez renseigner ce sondage en ligne afin d'être recontacté par l'équipe en charge du programme. Vous pouvez également retrouver plus d'information sur le montage de ce PAPI dans la partie "Documents" en bas de page.

Pour toute question, n'hésitez pas à contacter Yann Raguénès via yann.raguenes@seinegrandslacs.fr ou par téléphone au 01 44 75 29 16.

 

Documents: 
plaquette_presentation_demarche_papi.pdf
note_dinformation_papi_smf_2.docx
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En octobre dernier, le Prix national du Génie écologique était délivré au Syndicat Mixte du Bassin Versant de l’Armançon, pour ses travaux de restauration hydromorphologique sur le site de Davrey, dans l’Aube. Retour sur ce projet multifonctionnel !
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Description

Un projet inédit de par son ampleur et son montage

 

Quels acteurs concernés par le projet de Davrey ?

Ce projet a été monté grâce à la mise en synergie de tous les acteurs locaux de la biodiversité, de l’éducation et du tourisme.

Sa réussite est le fruit d’un travail collaboratif entre le  Syndicat Mixte du Bassin Versant de l’Armançon (SMBVA), la Commune de Davrey et la Communauté de Communes du Chaourçois et du Val d’Armance (CCCVA).

 

Des travaux pourquoi faire ?

Les aménagements passés (rectification, recalibrage, drainage, ouvrages hydrauliques) avaient conduit à une dégradation sensible de la qualité écologique : perte de biodiversité, déconnexion des zones humides avec leurs cours d’eau, dégradation de la qualité physico-chimique de l’eau…

Il s’agit d’un projet multifonctionnel qui permet de :

  • maintenir l’équilibre écologique local (rôle de corridor écologique, habitat et source de nourriture pour la faune) ;
  • contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau en redonnant leur rôle de filtre aux milieux pour lutter contre les pollutions diffuses ;
  • gérer les inondations en contribuant au ralentissement dynamique des crues ;
  • sensibiliser le public par la mise en place de panneaux thématiques, d’observatoires ornithologiques, de sentiers de promenade, etc.

 

Quels travaux ?

Les travaux réalisés sur l’Armance et le Landion :

  • suppression des ouvrages hydrauliques ;
  • recréation des sinuosités avec modification de la section d’écoulement ;
  • création de 5 mares, une platière humide de 2 hectares, 5000 m² de noues et frayères.
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Source : site du SMBVA, https://www.bassin-armancon.fr/
 

 

Un tel projet, combien ça coute ?

Le projet a eu un coût total de 942 000 €, financé à 90% par l’Agence de l’eau Seine Normandie (les 10% restant ont été financés par le SMBVA et la Communauté de Communes du Chaourçais et du Val d’Armance).

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Source : site du SMBVA, https://www.bassin-armancon.fr/
 

 

Un atout pour le tourisme local

Les travaux de restauration menés par le SMBVA permettront désormais aux touristes d’observer, grâce à des balades et circuits pédagogiques, la faune et la flore typiques de ces milieux humides. Des circuits touristiques déjà existants sur les communes d’Ervy-le-Chatel, Chaource, Sommeval et Turny ont ainsi été complétés afin d’intégrer la découverte des zones humides du site de Davrey. La valeur patrimoniale et paysagère du site est désormais mise en valeur grâce à des aménagements à but pédagogique présentant les spécificités de ces milieux aquatiques et humides.

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Exemples de panneaux pédagogiques sur le site de Davrey. Source image : site du SMBVA, https://www.bassin-armancon.fr/

 

Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce projet de restauration, consultez la page dédiée sur le site du SMBVA.

Sources: 
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Bernard Corbel, ingénieur hydraulicien retraité, nous fait part de ses retours sur une balade urbaine autour du risque inondation qu'il a organisée à Melun en octobre dernier.
Balade urbaine 15 octobre 2020 - Melun, bords de Seine, derrière l'UIA. Photographie de Mary-Christine Vurpillot

Description

Introduction

 

En 2019, en parcourant le site Episeine.fr, j'ai découvert le concept de balade urbaine autour du risque inondation. Cette idée m'a séduit et donné l'envie d'en préparer une. J'ai animé ma première balade à Melun le 15 octobre 2020. Elle était organisée, sur ma proposition, par l'UIA (Université Inter-Âges) de Melun Val de Seine. Cet article présente un retour sur cette expérience que je ne demande qu'à renouveler.

 

Brève présentation de l'animateur de la balade

 

Ingénieur hydraulicien, j’étais directeur d’études à Hydratec, société d’ingénierie de l’eau. Pendant ma carrière, j’ai beaucoup travaillé sur les problématiques d’inondation.

Maintenant retraité, je donne des conférences sur différents sujets en lien avec l’eau, dont une sur les crues de la Seine.

Je suis également l’auteur de sept livres (essais, romans, récits, nouvelles). Deux de ces ouvrages sont consacrés aux crues de la Seine et de ses principaux affluents :

C’est donc tout naturellement que j’ai choisi Melun pour y organiser une balade urbaine autour du risque inondation.

 

La préparation de la balade

 

J’ai téléchargé sur le site le site Episeine.fr le kit balade Seine-et-Marne. J’y ai trouvé une proposition d’itinéraire pour une balade dans Melun. Après une reconnaissance sur le terrain, j’ai décidé de n’y apporter que des modifications mineures. Elles concernent notamment le point de départ que j’ai choisi de placer à l’entrée de l’UIA, située sur l’île Saint-Etienne, près d’un repère de la crue de juin 2016, récemment installé.

J’ai ensuite préparé, pour les mettre dans un cahier de pochettes transparentes, différentes figures (cartes, graphiques, schémas, photos), provenant d’Internet, du kit balade d'EPISEINE, de mon livre Les crues de la Seine, et de mes archives. Ces figures m’ont permis d’illustrer mes propos.

J’ai fourni à l’UIA la matière (texte, carte avec le tracé de la balade, taille maximale du groupe) pour l’élaboration de la fiche de présentation de la sortie.

Les thèmes abordés, au gré des 7 stations, sont l’eau dans le paysage, les relations ville-rivière au fil des siècles, les risques d’inondation et la stratégie de protection, les conséquences de l’inondation, la vulnérabilité du bâti et des réseaux, qui fait quoi en matière de gestion des inondations, les crues historiques, les changements climatiques passés et en cours, la mémoire des crues …

 

La balade du 15 octobre 2020

 

J’avais proposé à l’Université Inter-Âges de Melun Val de Seine cette balade pour la saison 2020-2021. L’UIA avait retenu la date du 15 octobre. Le groupe (15 personnes) a été vite complet. Le ciel était couvert, mais il n’a pas plu. La balade a duré 2 h15mn.

Elle a manifestement intéressé les participants. Pour la plupart habitants de Melun ou des environs, donc connaissant bien la ville, ils ont pu la voir sous un angle inhabituel, découvrant notamment l’échelle de crue, les repères de crue, un transformateur EDF surélevé, les extensions urbaines du XXè siècle ayant conduit à une grande augmentation de la vulnérabilité de la ville aux inondations…

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Balade urbaine (15 octobre 2020) - Au bord de l'Almont, près du confluent avec la Seine. Photographie de Mary-Christine Vurpillot

 

Voici deux témoignages de participants à cette balade.

  • Témoignage de Jean-Yves Guédou : "J’avais assisté à votre conférence sur les crues de la Seine en janvier 2018, justement pendant la dernière période de crue. Cette balade sur le terrain constitue une approche complémentaire idéale puisqu’on est directement sur les lieux concernés, dont certains étaient submergés, et donc inaccessibles lors de la dernière crue. Les photos présentées au cours de la promenade permettent de mieux appréhender l’ampleur du phénomène.  S’il ne subsiste pas de trace visible des dégâts occasionnés par cette crue, on peut voir aussi les marques indiquant les hauteurs d’eau atteintes, ainsi que lors de la « célèbre » crue de 1910. Quand on nous dit que des crues de la Seine, potentiellement de grande ampleur, sont possibles sinon probables dans le futur, cette balade très démonstrative met l’accent sur les risques contre lesquels il n’y a pas aujourd’hui de solutions sûres appliquées."

 

  • Témoignage de Mary-Christine (auteure de la photographie jointe) et Jean-Jacques Vurpillot : "Merci pour votre balade hydro-melunaise ! C’était la « cerise sur notre gâteau », gâteau composé de vos conférences roboratives et de vos livres pertinents et pédagogiques… En proposant, dans le cadre de l’UIA, de découvrir des lieux qui nous sont voisins et familiers, vous donnez corps à nos lectures et à nos écoutes, et c’est formidable."

 

Conclusion

 

À chaque station, j’ai eu de nombreuses questions. C’est une formule vivante qui, manifestement, intéresse le public. Ce type de balade sur des lieux inondables, et pour certains inondés récemment, est un bon outil de sensibilisation.

Je suis en train de faire le nécessaire pour en organiser d’autres.

De plus, en temps d’épidémie, une conférence en plein air, pour un petit groupe, est une activité bien adaptée, et appréciée en ces temps de disette culturelle !

 

Documents: 
Flyer présentation kit
kit balade Val-de-Marne.zip
kit balade seine-et-marne.zip
kit balade Hauts-de-Seine.zip
kit balade Paris.zip
Sources: 

Le kit balade urbaine

Ouvrages de Bernard Corbel consacrés aux crues de la Seine et de ses principaux affluents :