L'essentiel à savoir

Quelles sont les caractéristiques des crues de la Seine ? Quels sont les moyens mis en place pour protéger l’île-de-France ? Pour connaître l'essentiel, c'est ici.
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Crue de la Seine - personnes sur une barque

 

 

Des sources de la Seine jusqu’à la confluence avec l’Aube, les crues de la Seine :

  • Se forment principalement à la confluence entre la Seine, l’Ource et la Laignes en amont de Bar-sur-Seine, en hiver comme au printemps.

  • Sont prévisibles : elles mettent 3 jours à atteindre leur pic à Troyes, permettant d’alerter 1 à 3 jours à l’avance les populations.

  • Provoquent des durées de submersion qui peuvent être longues : l’eau peut rester plusieurs jours voire semaines.

  • Peuvent provoquer des dégâts se faisant ressentir sur plusieurs semaines voire mois.

 

Dans l’agglomération troyenne, les crues de la Seine :

  • Peuvent affecter environ 40 000 habitants et 24 000 emplois directement localisés en zone inondable mais peuvent aussi causer des coupures de réseaux d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, de transports bien au-delà des zones inondées

  • Exposent 42 monuments historiques de France et 21 monuments classés (soit le plus haut niveau de protection) au risque inondation.

 

Au cours du XXe siècle, des mesures de protection ont été mises en place telles que la construction du lac-réservoir d’Orient mis en service en 1966. Il permet de réguler le niveau de la Seine en situation de crue et d’étiage (basses eaux). Pour compléter la protection locale de l’agglomération troyenne, plus de 14 km de digues ont été mises en place depuis le XIIe siècle et récemment réhabilitées. Elles contribuent à la protection de plus de 18 000 personnes.

 

Mais ces mesures ne suffisent pas à mettre le bassin à l’abri, en 2013 les dégâts liés à la crue ont été estimés entre 5 et 10 millions d’euros, certaines zones ont été plus gravement touchées comme sur le tronçon Clérey - Bréviandes. De nouvelles inondations plus importantes peuvent à nouveau survenir.

 

Avec la fréquence de ces événements et l’accroissement de leur intensité, il appartient à chacun-e de se préparer à la prochaine inondation. A l'échelle de votre famille, avec vos voisins ou au sein de votre entreprise, vous détenez les solutions les plus simples pour faire face à ce risque.

 

Le site episeine.fr vous informe et vous conseille. A vous de déployer ces démarches à votre échelle : suivez la bouée jaune !

 

Quelques données clés :

  • Hauteur d’eau : 3m07 à Troyes (Foicy) en 2013

  • Débit de pointe (crue cinquantennale, influencée par les ouvrages de protection) : 240 m3/s à Troyes et 311 m3/s à Bar sur Seine

  • Capacité maximale de prélèvement en cas de forte crue par le lac-réservoir d’Orient : 180 m3/s

  • Capacité de remplissage maximal en cas de crue du lac-réservoir d’Orient : 220 millions de m3 (soit 88 000 piscines olympiques)

  • Temps caractéristique de montée des eaux de la Seine : 3 à 4 jours depuis la source du plateau de Langres jusqu’à l’agglomération troyenne

  • Temps caractéristique de descente des eaux de la Seine : 6 à 7 jours depuis l’agglomération Troyenne

Des sources de la Marne jusqu’au lac du Der, les crues de la Marne :

  • Sont prévisibles : elles mettent 3 jours à atteindre leur pic jusqu’à la prise d’eau du lac-réservoir du Der Chantecoq en Haute-Marne, permettant d’alerter 1 à 3 jours à l’avance les populations.

  • Provoquent des durées de submersion qui peuvent être longues sur le Perthois : l’eau peut rester plusieurs jours voire semaines.

  • Peuvent affecter environ 10 000 habitants et 7500 emplois directement localisés en zone inondable mais peuvent aussi causer des coupures de réseaux d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, de transports bien au-delà des zones inondées

  • Peuvent provoquer des dégâts se faisant ressentir sur plusieurs semaines voire mois.

 

Au cours du XXe siècle, des mesures de protection ont été mises en place telles que la construction du lac-réservoir du Der Chantecoq, mis en service en 1974, sur le Perthois. Il s’agit du plus grand lac artificiel d’Europe et permet de réguler le niveau de la Marne en situation de crue et d’étiage (basses eaux). Les effets d’écrêtement du lac-réservoir (réduction du débit du cours d’eau) sont ressentis et observés au-delà du bassin de la Marne.

 

Mais ces mesures ne suffisent pas à mettre le bassin à l’abri, de nouvelles inondations plus importantes que celles de 2013 et 2018 peuvent à nouveau survenir.

 

Il appartient à chacun-e de se préparer à la prochaine inondation. A l'échelle de votre famille, avec vos voisins ou au sein de votre entreprise, vous détenez les solutions les plus simples pour faire face à ce risque.

 

Le site episeine.fr vous informe et vous conseille. A vous de déployer ces démarches à votre échelle : suivez la bouée jaune !

 

Quelques données clés :

  • Hauteur d’eau : 2m38 Saint Dizier en 2018 et 5,05m en 1955

  • Débit de pointe (crue cinquantennale, non-influencée par les ouvrages de protection) : 596 m3/s à Saint Dizier

  • Débit de pointe (crue cinquantennale, influencée par les ouvrages de protection) : 260 m3/s à Saint Dizier

  • Capacité maximale de prélèvement lors de forte crue par le lac-réservoir du Der : 408 m3/s

  • Capacité de remplissage maximal en cas de crue du lac réservoir du Der : 363 millions de m3 (soit 145 200 piscines olympiques)

  • Temps caractéristique de montée des eaux de la Marne : 3 à 4 jours depuis le plateau de Langres (sources) jusqu’à la prise d’eau du lac-réservoir du Der

  • Temps caractéristique de descente des eaux de la Marne : 6 à 7 jours depuis la restitution du lac-réservoir du Der

En Ile-de-France, les crues de la Seine :

  • Sont prévisibles : elle peuvent mettre plusieurs jours à atteindre leur pic, permettant d’alerter 1 à 3 jours à l’avance les populations.

  • Provoquent des durées de submersion qui peuvent être très longues : l’eau peut rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois sur le territoire.

  • Peuvent affecter des millions de franciliens (zones inondées, mais aussi coupures de réseaux d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, de transports bien au-delà des zones inondées…).

  • Peuvent provoquer des dégâts se faisant ressentir sur plusieurs mois voire années.

 

Au cours du XXe siècle, des mesures de protection ont été mises en place :

  • La construction de murettes anti-crues le long du fleuve

  • Mais ces mesures ne suffisent pas à mettre la région à l’abri, de nouvelles inondations plus importantes que celles de 2016 et 2018 peuvent à nouveau survenir et les autorités ne pourront pas forcément aider tout le monde.

 

Il appartient à chacun-e de se préparer à la prochaine inondation. A l'échelle de votre famille, avec vos voisins ou au sein de votre entreprise, vous détenez les solutions les plus simples pour faire face à ce risque.

 

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Sur le bassin de l’Yonne les crues :

  • Sont majoritairement causées par le débordement de l’Yonne et/ou de ses affluents. Ces dernières se produisent principalement en hiver mais peuvent aussi survenir au printemps comme ce fut le cas en 2016.  A ces problématiques s’ajoutent celles du ruissellement et des remontées des nappes phréatiques qui peuvent localement créer ou aggraver les phénomènes d’inondations.

  • Sont prévisibles sur la majorité du bassin mais peuvent mettre seulement quelques heures à atteindre leur pic en raison des précipitations liées à la présence du massif du Morvan en tête de bassin.

  • Provoquent des durées de submersion qui peuvent être longues : l’eau peut rester plusieurs jours voire semaines.

  • Peuvent affecter environ 8000 habitants et 9000 emplois directement localisés en zone inondable mais peuvent aussi causer des coupures de réseaux d’électricité, d’eau potable, d’assainissement, de transports bien au-delà des zones inondées

  • Ont régulièrement un impact au-delà du bassin hydrographique en contribuant dans certains cas à plus de 40 % aux débits des grandes crues à Paris.

 

Les caractéristiques particulières du bassin-versant de l’Yonne considéré comme tumultueux et réactif (surtout dans la partie amont) ont amené les gestionnaires à développer des systèmes de mesures de débit le long de la rivière et de ses principaux affluents. En parallèle de ces outils de contrôle, des ouvrages ont été construits pour réguler l’impact de ces inondations, le plus célèbre d’entre eux étant certainement le barrage de Pannecière – Chaumart. Depuis 1949, ce dernier à plusieurs fonctions : écrêtement des crues (réduction du débit du cours d’eau), support d’étiage, hydroélectricité, réserve d’eau potable et joue donc un rôle important dans la dynamique des crues et dans le fonctionnement quotidien de la rivière.

 

Mais ces mesures ne suffisent pas à mettre le bassin à l’abri, de nouvelles inondations plus importantes que celles de 2016 ou de 2018 peuvent à nouveau survenir.

 

Il appartient à chacun-e de se préparer à la prochaine inondation. A l'échelle de votre famille, avec vos voisins ou au sein de votre entreprise, vous détenez les solutions les plus simples pour faire face à ce risque.

 

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Quelques données clés :

  • Hauteur d’eau : 3,8m à la station de Auxerre en 1910 (Crue centennale) contre 2,35m en 2018

  • Débit instantané maximal connu par la Banque Hydro : 750 m3/s (01/01/1982) à la station de Courlon (Yonne Aval)

  • Débit instantané maximal connu par la Banque Hydro : 401 m3/s (15/03/2001) à la station de Gurgy (Yonne Amont)

 

Sur le bassin du Loing, les crues :

  • Sont majoritairement causées par le débordement du Loing et/ou de ses affluents. Ces dernières se produisent principalement en hiver mais peuvent aussi survenir au printemps comme ce fut le cas en mai-juin 2016. A ces problématiques s’ajoutent celles du ruissellement et des remontées des nappes phréatiques qui peuvent localement créer ou aggraver les phénomènes d’inondations.

  • Sont difficilement prévisibles et peuvent mettre seulement quelques heures à atteindre leur pic du fait de la forte réactivité de la rivière Ouanne.

  • Provoquent des durées de submersion relativement courtes mais qui peuvent néanmoins provoquer des dommages considérables à long terme comme ce fut le cas pour le musée Girodet (Montargis), inondé en 2016, et qui n’a rouvert ses portes que 2 ans après l’évènement.

  • Peuvent affecter environ 31 000 habitants et 16 000 emplois directement localisés en zone inondable mais peuvent aussi causer des coupures de réseaux (électricité, eau potable, assainissement, transports etc.) bien au-delà des zones inondées

 

L'irrégularité du débit du Loing a conduit dès le Moyen-Age à l’artificialisation de son cours (moulins et barrages), puis à son doublage par des ouvrages d'art (canal de Briare, d'Orléans et du Loing). Les évènements de 2016 ont mis en évidence le caractère aggravant de ces ouvrages en cas de crue. Les gestionnaires des risques cherchent désormais à restituer aux cours d’eau du bassin du Loing un peu de leur liberté afin d’atténuer les risques liés aux inondations. De ce fait, des travaux de reméandrage des cours d’eau et de restauration de zones humides officiant comme zones d’expansion des crues sont réalisés dans l’optique de diminuer l’intensité des inondations dans les secteurs urbanisés.

 

Mais ces mesures ne suffisent pas à mettre le bassin à l’abri, de nouvelles inondations plus importantes que celles de 2016 peuvent à nouveau survenir.

 

Il appartient à chacun-e de se préparer à la prochaine inondation. A l'échelle de votre famille, avec vos voisins ou au sein de votre entreprise, vous détenez les solutions les plus simples pour faire face à ce risque.

 

Le site episeine.fr vous informe et vous conseille. A vous de déployer ces démarches à votre échelle : suivez la bouée jaune !

 

Quelques données clés :

  • A Nemours 4,63 m en 2016 contre 4,25 m en 1910

  • A Montargis 3,44 m en 2016 contre 3,16 m en 1910

  • A Saint-Mammès 6,77 m en 2016 et 7,96 m en 1910

  • Débit de pointe : 330 m3/s à Episy en 1910

  • Débit de pointe : 450 m3/s à Episy en 2016