Météorologie et hydrologie
Après un début de mois de décembre neigeux et froid, un redoux accompagné de précipitations durables survient en fin de mois. Les pluies sont importantes sur le haut du bassin. Le cumul atteint 228 mm aux Settons entre le 26 décembre et le 5 janvier.
Ces pluies sont assez continues pour maintenir à des niveaux élevés les petites rivières, et génèrent trois ou quatre crues successives. Elles sont particulièrement notables sur l’Yonne à Clamecy, sur l’Armançon à Aisy et sur la Marne à Chaumont. Les premières surviennent entre le 26 au 28 décembre et résultent d’un dégel accompagné de pluies et d’une fusion nivale. Les phénomènes sont très rapides et simultanés (Yonne à Clamecy, Armançon à Aisy, Marne à Chaumont, Grand-Morin à Pommeuse…), et se répercutent sur les grands cours d’eau. La Seine s’élève à Paris de +2,35 m entre le 27 et le 31 décembre. Le retour plus pérenne de la pluie fait ensuite remonter le niveau des affluents torrentiels qui avaient marqué une légère baisse. Une dernière crue survient entre le 3 et le 5 janvier. La Marne atteint la cote 4,08 m au pertuis de Damery et 3,92 m à Chalifert le 4 janvier. La Seine à Paris atteint son maximum les 8 et 9 janvier 1879 (5,64 m à Paris-Austerlitz).
Les niveaux des cours d’eau restent très élevés tout au long des mois de janvier et février avec de nouvelles crues. Le second pic de la Seine à Paris survenu le 24 février est à peine moins élevé que celui de janvier.

Conséquences
Sur la Marne, la ville d’Epernay est inondée.