Météorologie et hydrologie
Les importantes précipitations survenues au cours de l’automne 1998 sur le bassin Seine-Normandie ont saturé les sols en humidité, si bien que les pluies de février-mars 1999 provoquent une montée rapide des cours d’eau. C’est le cas sur la Marne dès le 19 février. À Chalifert et Meaux, les eaux s’élèvent rapidement suite, notamment, aux apports du Grand-Morin. Le pic est atteint début mars avec 3,88m le 02 mars à Meaux, 3,33 m le 4 mars à Chalifert. À cette station, la Marne se maintiendra au-dessus de la cote 2,5 m durant près d’un mois (23 février – 21 mars). Le Grand-Morin connaît un nouveau maximum à la suite des pluies du 14 avril (+2,5 m en 6 heures).

L’Yonne et la Seine amont réagissent également aux deux épisodes pluvieux du 19 février et du 8 mars. Sur l’Yonne, la crue du 19 février est partiellement écrêtée par les barrages, ce qui ne sera plus possible lors de l’épisode du 8 mars marqué par des débits plus soutenus du Loing et de la Petite Seine. À Paris, trois pics sont observés en un mois à l’échelle du pont d’Austerlitz : 4,01m le 25 février, 3,75m les 4-5 mars et 4,51m les 13-14 mars.

Gestion
On soulignera le rôle positif joué par le lac-réservoir du Der qui écrête à deux reprises la montée des eaux : entre -50 à -60 cm sur la Marne en région Île-de-France début mars et mi-mars, et jusqu’à -30 cm sur la Seine à Paris fin février.
