Météorologie et hydrologie
Du 1er septembre au 31 décembre 1981, 500 à 1 000 mm de pluie se déversent sur les régions situées à l’Est d’une ligne Avallon-Saint-Dizier, avec un effet orographique bien marqué. Ces cumuls représentent 1.5 fois la moyenne climatologique sur les départements de la Côte d’Or et de la Haute-Marne, et restent un peu inférieur à la moyenne sur le reste du bassin.

Le temps pluvieux débute dès la mi-septembre, et se renforce sensiblement au cours du mois d’octobre (150 à plus de 300 mm selon les lieux). En décembre, les passages pluvieux se succèdent (100 à 275 mm). Cette situation perdure jusqu’à la mi janvier. La période du 15 décembre au 11 janvier s’avère particulièrement humide. Dès les premiers jours de décembre, la saturation des sols atteint un niveau élévé. L’écoulement devient particulièrement important en fin de période.
Les crues débutent sur la partie amont du réseau hydrographique dès la fin du mois de décembre. Les pluies soutenues de la dernière semaine provoquent des débordements généralisés. L’événement est notable sans être toutefois exceptionnel. À Tonnerre, la crue de l’Yonne atteint la cote de 3,05 m pour une période de retour de 10 ans. La Seine atteint 250 m3/s à Troyes, loin des débits enregistrés en 1955 (410 m3/s) ou 1910 (450 m3/s).
La cote maximale est relevée à Paris le 14 janvier (6,15 m au pont d’Austerlitz). C’est une des trois plus grandes crues de la seconde moitié du XXe s.
Conséquences
Quelques maisons situées en bordure de l’Yonne et de la seine sont inondées. À Paris, les voies sur berge sont fermées, et la circulation sur la ligne B du RER interrompue.