Les dispositifs de protection contre les inondations

Collectivités, entreprises, découvrez les dispositifs de protection contre les inondations à votre disposition

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Les dispositifs de protection structurelle : mais encore ?

Les dispositifs de protection structurelle contre les inondations (hors digue et murette) sont des ouvrages temporaires destinés à protéger des enjeux exposés lors d’une crue. Ces protections ont pour objectif de sanctuariser un secteur défini à l’avance en évitant la pénétration de l’eau ou en déviant les flux d’eau. Plusieurs types de protections structurelles existent sur le marché. Le choix d’un modèle plutôt que d’un autre dépend essentiellement du type de projet à mener, de l’environnement immédiat de l’installation et du niveau de protection attendu.

Dans le cadre de la compétence GEMAPI, les protections amovibles (batardeaux) peuvent faire partie d’un système d’endiguement autorisé ; elles sont encadrées par le code de l’environnement et la réglementation spécifique aux ouvrages hydrauliques. L’absence de norme française harmonisée sur les batardeaux est en cours d’être comblée : un comité AFNOR « dispositifs anti‑inondations » travaille depuis 2023, et un rapport technique Mission Risques Naturels ‑ Fédération Française du Bâtiment (avril 2024) dresse 26 caractéristiques techniques pour décrire et évaluer ces produits. EPISEINE vous propose une synthèse des principaux dispositifs existants afin de vous aider à faire vos choix.

En synthèse

Comme évoqué en introduction, le choix du dispositif de protection collectif à acquérir dépend du projet, de l’environnement et du niveau de protection attendu.

On peut toutefois résumer les éléments exposés ci-avant comme suit :

  • Deux types de dispositifs s’illustrent par leur simplicité et leur rapidité de mise en œuvre : les structures gonflables et les barrières modulaires auto-stables. Elles offrent une protection efficace pour des hauteurs limitées, avec déploiement rapide et stockage réduit. À utiliser avec prudence en cas de fortes vitesses, embâcles ou durées longues, en raison des risques d’infiltration/affouillement et des exigences de planéité.
  •  À l’inverse, les dispositifs rigides (à planches ou à panneaux inclinés) sont plus adaptés aux hauteurs élevées et aux vitesses importantes, mais requièrent du génie civil, une maintenance régulière et des budgets supérieurs. Penser au remplacement des joints (changement des joints tous les 10 à 15 ans).

Recommandations pratiques et avertissements

  • Évaluer le site et le contexte hydrologique/hydraulique avant tout achat (hauteur, durée, vitesse des eaux, turbidité, débits latéraux, embâcles) ;
  • Attention aux sous‑écoulements, infiltrations et affouillement sous les dispositifs auto-stables : vérifier la nature du sol (limoneux/sableux), les temps d’immersion, et prévoir des jupes ou joints adaptés. Il faut assurer une surveillance continue pendant l’inondation ;
  • Planéité et qualité du support : la performance des barrières modulaires et auto-stables dépend de la planéité (béton/asphalte) et de la qualité des jonctions. Tester le tracé et les angles avant toute inondation;
  • Maintenance et entretien : prévoir le remplacement périodique des joints et de la quincaillerie, le contrôle d’étanchéité et la tenue des ancrages pour les systèmes à planches ;
  • Exploiter les retours d’expérience (RETEX) et former les équipes : organiser des exercices de déploiement, consigner les leçons après évènement, capitaliser sur les procédures opérationnelles ;
  • Articulation réglementaire : pour des protections territoriales, vérifier l’intégration aux systèmes d’endiguement et les responsabilités associées à la compétence GEMAPI (autorisation, gestion, sécurité).

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