En savoir plus
L’événement de février-mars 1751 est de bien moindre importance que celui de décembre 1740. Les eaux atteignent le 23 mars, 6,60m /6,70 m à l’échelle de la Tournelle. « (…) La fonte des neiges et les grandes pluies dans les pays hauts ont fait déborder la rivière de Seine. On va en bateau dans la rue de Bièvre et jusqu’à la fontaine de la place Maubert. Dans la Grève on entre qu’en bateau dans l’Hôtel de Ville … Tout le chemin de Versailles, le Cours et les Champs-Elysées sont remplis d’eau (…) » (Barbier). Les crues affectent aussi la Seine amont.
À Paris, les pertes impactent surtout le commerce fluvial, les mariniers. Plusieurs bateaux chargés de grains ou de vin sont détruits. L’approvisionnement en poisson pour la période de Carême est compromis. Côté sécurité, la ville fait évacuer par précaution les habitations situées sur les ponts (Notre-Dame, Change, St-Michel).
Les crues se poursuivent tout au long du mois de mars, perturbant à nouveau la navigation. Les bassins de la Loire, de la Meurthe et de la Moselle subissent au même moment des crues notables.