tout public

Jeu en ligne - à votre sac, prêt ? partez !

Si vous aussi, vous pensez qu’en cas d’inondation, les objets qui vous seront le plus utile sont votre maillot de bain et vos lunettes de plongée, faites le test !

Une inondation est annoncée par les autorités, il faut évacuer votre logement pour plusieurs semaines : que faut-il emporter prioritairement avec vous ?

 

Commencer le jeu

 

Vous souhaitez intégrer ce jeu à votre site internet ? C'est possible ! Il vous suffit de nous contacter directement.

A votre sac, prêt ? Partez !
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: 

Vidéo - découvrez pourquoi les crues de la Seine et de la Marne sont uniques

65 % des Franciliens pensent que le premier geste à faire en cas d’inondation de la Seine est de se mettre à l’abri en hauteur… Ce comportement n’est pourtant pas adapté. On vous explique pourquoi en vidéo.

Les crues torrentielles du Sud de la France, régulières et dévastatrices, font souvent la une de l’actualité nationale. À cette occasion, les médias rappellent les bons comportements à adopter pour éviter les accidents : se réfugier dans les étages, ne pas aller chercher ses enfants à l’école, ne pas descendre dans les parkings pour récupérer sa voiture…De nombreux Franciliens considèrent ainsi qu’en cas de crue en Ile-de-France, la situation est identique et qu’il convient d’adopter les mêmes comportements...

Pourtant, les crues de la Seine et de la Marne sont caractérisées par une cinétique lente, ce qui signifie que les populations ont jusqu’à 3 jours pour s’y préparer et évacuer leur logement. Cela signifie également que l’eau reste bien plus longtemps sur notre territoire et que ses effets se font ressentir sur plusieurs mois voire plusieurs années, notamment au niveau des réseaux.

Parce que ce phénomène n’est pas toujours simple à expliquer pour les non-experts du risque inondation, EPISEINE a réalisé pour vous une première vidéo grand public intitulée : « Qu’est-ce qu’une crue à cinétique lente et quelles sont ses conséquences ? ».

N’hésitez pas à la partager auprès de votre réseau, lors de vos prochaines sessions de sensibilisation ou à nous demander le fichier MP4 pour l’intégrer à votre site web.

Vidéo crue à cinétique lente
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: 

Les idées reçues en cas de crue - EPISEINE lance sa nouvelle campagne !

Parce qu’on a tous des idées reçues sur les crues de la Seine et de la Marne, pour sa nouvelle campagne, EPISEINE vous en fait découvrir 5 en images !

Les idées reçues ont la vie dure…En 2019, EPISEINE a donc décidé de lutter contre 5 grandes idées pourtant très largement répandues parmi les Franciliens.

Pour savoir si, vous aussi, vous les partagez, c’est simple : il suffit de le vérifier…

Vous pensez qu’en cas de crue de la Seine ou de la Marne : 

  • il faut monter dans les étages en attendant que l’eau descende ?
  • il ne faut pas aller chercher ses enfants à l’école ?
  • il n’y a aucun risque en habitant à l’étage ou dans les hauteurs ?
  • le remboursement est automatique dès lors que son logement, son entreprise ou son véhicule sont dégradés ?

…Alors, n'attendez plus pour visionner nos vidéos et comprendre pourquoi vous faites erreur !

Et si vous souhaitez en savoir davantage, vous pouvez consulter notre rubrique dédiée.

Comme l’ensemble de nos supports, ces vidéos sont à partager sans modération !

campagne idées reçues EPISEINE
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: 

Les clapets anti-retour : empêcher l’inondation de rentrer par les égouts

Un petit équipement qui mérite la curiosité...

Le clapet anti-retour : quel objectif ?

Pour empêcher l’intrusion de l’eau dans son logement en cas d’inondation, il est souvent indispensable d’installer un clapet anti-retour. Une protection au niveau de la voirie ne suffit pas (batardeaux, sacs de sables…).Il est indispensable parce que l’eau de débordement des cours d’eau s’infiltre parfois dans les réseaux d’assainissement (évacuation des WC, eaux usées) ou dans les réseaux d’eaux pluviales (les eaux issues des gouttières) et cela peut en quelque sorte « remonter » jusque dans les logements. L’eau polluée peut alors causer des dégâts importants dans l'habitation et de vrais désagréments !

Les obligations

L'article 30 du Règlement d'assainissement de Paris, et plus généralement l’ensemble des règlements d’assainissements de la région francilienne, précisent que : "Tout Appareil d'évacuation se trouvant à un niveau inférieur à celui de la chaussée dans laquelle se trouve l'égout public, doit être muni d'un dispositif anti refoulement contre le reflux des eaux usées et pluviales".

Ces dispositifs, lorsqu’ils sont correctement entretenus, empêchent la remontée des égouts dans les logements. En situation normale les effluents (les eaux évacuées) sont libres de rejoindre le réseau d'assainissement communal et, dans le cas où les effluent cherchent à remonter les canalisations, un dispositif (clapet, boule…) vient se fermer de façon à les bloquer.

La mise en place de ce dispositif est à la charge du propriétaire du bâtiment. Ce système doit être installé dans l'emprise de la propriété ou bâtiment, généralement au plus près du branchement à l'égout public, lieu où sont concentrés tous les rejets.

Comment faire pour installer un clapet anti-retour ?

Il faut consulter un plombier ou être un très bon bricoleur pour connaitre la faisabilité de l’installation du clapet. Si vous êtes à proximité ou dans la zone inondable, vous pouvez prendre contact avec les services en charge des réseaux d’assainissement collectifs (auprès de votre intercommunalité ou de votre commune) et leur demander si la pose est nécessaire. Elle peut se faire sur le réseau des eaux usées et/ou sur le réseau des eaux pluviales. Tout dépend si votre réseau communal est unitaire (un seul égout pour les eaux usées et pour les eaux pluviales) ou séparatif (un égout pour les eaux usées et un autre pour les eaux pluviales).

  • Dans les cas les plus simples, sur le ou les réseaux d’une seule habitation, si les canalisations situées en sortie de votre logement sont facilement accessibles, vous pouvez poser un clapet en prévoyant de pouvoir l’entretenir ultérieurement (prix minimum : 300 € : fourniture et main d’œuvre). A noter que les clapets les plus simples sont susceptibles de coincer des débris et peuvent provoquer des dysfonctionnement s’ils ne sont pas entretenus.
  • Dans d’autres cas, il est difficile d'implanter un clapet sans des travaux de terrassement pour reprendre un tampon de visite par exemple. Les coûts se chiffrent alors possiblement à plusieurs milliers d’euros. Il est pertinent de choisir dans ces configurations des clapets dits « sans pertes de charge » dont la technologie va limiter les dysfonctionnements liés aux débris.

Dans le cas d’une copropriété comprenant de nombreux lots, les coûts de pose de ce ou de ces clapets anti-retour resteront très modestes par rapport aux dégâts ou aux désagréments ainsi évités.

schéma de fonctionnement d'un clapet anti retour
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Type d'article: 
Auteur: 

Interview de Jacques Faye : vulnérabilité et sauvegarde des biens culturels

Jacques Faye répond aux questions d'Episeine relatives à la sauvegarde des biens culturels.

Comment définiriez-vous la notion de bien culturel ?

La notion de bien culturel renvoie à la notion de patrimoine culturel. Alors, on pense tout de suite aux formes bâties, bien entendu. Mais, des archives, des biens enterrés, tout ce qui est archéologique fait partie du patrimoine culturel… sans compter les dimensions immatérielles :  les langues régionales et la gastronomie d’un terroir sont aussi du patrimoine ! Bien sûr dans le cas du risque inondation, ce sont les biens matériels qui sont menacés.
Par ailleurs, ce patrimoine est communément hiérarchisé :  Il y a des biens dits locaux, ou nationaux, ou du patrimoine mondial… De quoi parle-t-on exactement ? Un lavoir local est aussi un bien culturel, en plus d’avoir une fonction pratique : on y lavait le linge.
Et puis, il y a le bien personnel : l’album de photos, c’est le patrimoine de la famille, et un patrimoine souvent irremplaçable.

A-t-on une idée de la valeur des biens culturels en Ile-de-France ?

Le bien culturel, c’est ce qui n’a pas de valeur monétaire. Ou alors, la valeur de reconstruction. C’est inestimable et pas assurable, et d’autant plus précieux. Ce qui veut dire que sa protection est d’autant plus importante. L’assurance ne permet pas de refaire le bien, contrairement à certains sites industriels par exemple. Et puis, la reconstruction d’un patrimoine culturel pose énormément de problèmes. Il suffit de voir tous les débats autour de Notre-Dame : on refait à l’identique ? ou l’on marque notre époque ?

Où en sommes-nous pour la protection des biens culturels face au risque d’inondation ?

Pour l’instant, ce risque est assez faiblement pris en compte… C’est pour cela qu’une initiative comme Episeine est la bienvenue. Cela pourrait permettre, entre autres, d’évaluer systématiquement l’exposition du patrimoine aux inondations… ce qui serait tout à fait conforme à la Directive européenne de 2007, qui demande aux états membres de prendre en compte la gestion des inondations et de leurs conséquences dommageables sur la santé humaine, sur l’économie, l’environnement, le patrimoine… Cette directive faisait suite aux inondations de Prague et de Dresde, deux villes chargées d’histoire, ce qui n’était pas un hasard.

Y a-t-il une vulnérabilité particulière au patrimoine ?

Penser « sauvegarde du patrimoine culturel » induit de modifier la façon de penser le risque inondation et sa prévention. Classiquement, le risque est évalué par le croisement de l’intensité du phénomène et de l’importance des enjeux. Mais dans les faits, les acteurs raisonnent trop souvent en fonction de l’intensité de l’alea : crue décennale, centennale etc… Ce qui ne fonctionne pas ainsi pour la préservation des biens culturels. On peut avoir une inondation de faible intensité dans un lieu très chargé d’histoire – et dans ce genre de site exceptionnel, même une petite inondation peut avoir des conséquences dramatiques.

Alors, que faut-il faire ? et qui doit faire ?

Préparer les consciences au fait qu’ils vont avoir à gérer des situations exceptionnelles et qu’ils doivent savoir comment agir. Nous sommes déresponsabilisés :  l’incendie de ma maison ce n’est pas moi, c’est le problème des pompiers ; l’inondation, c’est à la Préfecture de s’en occuper etc. Cette culture française de la délégation est l’une des causes essentielles de la vulnérabilité des biens culturels.

D’autant plus que l’Etat ne pourra pas tout faire en cas de grande crue en Ile-de-France.

Il ne faut pas oublier que, si l’on reprend l’exemple de Notre-Dame, il n’y avait pas de personnes à évacuer… Ainsi les 400 pompiers ont pu se consacrer à la sauvegarde des œuvres. Mais les pouvoirs publics ne pourront pas évacuer tous les biens culturels en cas de crue, et la sauvegarde des personnes sera prioritaire de toute façon.
Il ne faut pas se limiter à une logique d’évacuation. Il faut réfléchir à la mise en sûreté des biens, prévoir des locaux de confinement pour mettre à l’abri.
Et puis, surtout, il faut se préparer. Si ça arrive, comment on réagit ? Cela veut dire faire des exercices, répéter les gestes et les actions.

Comment on sensibilise au mieux à cette préservation, par exemple dans le cadre d’Episeine ?

Il ne faut pas d’actions isolées, ou d’actions d’éclat. Le one shot, ne sert pas à grand-chose. Pour les biens culturels comme pour le reste, c’est une question d’éducation, il faut de la répétition, de la pédagogie, un programme dans la durée, et un chef de programme.
Il y a une réflexion intéressante à mener : comment font les pays qui vivent avec le risque et en partagent la responsabilité ? Le Japon, par exemple, avec les séismes…. Eh bien tous les ans le Japon organise un jour de la prévention du risque, pendant lequel on s’exerce, à l’école, en entreprise etc.
Il faudrait en France une journée consacrée au risque dans nos territoires. Ça existe déjà au niveau international, c’est le 13 octobre. Nous avons la journée du patrimoine, ce qu’on veut transmettre. Pourquoi ne pas faire la journée de la sauvegarde du patrimoine ; avec des événements, des exercices dans les musées…

 

Jacques Faye a été chef du bureau information préventive, coordination et prospective du service des risques naturels et hydrauliques du ministère de la transition écologique et solidaire.

 

Jacques Faye
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Sources: 
« Le musée du Louvre face au risque de crue » : film présentant les mesures prises par le musée pour préserver l’établissement du risque inondation. https://www.dailymotion.com/video/x2qp2b7
Catégorie: 
Type d'article: 
Auteur: 

Habitant/entreprise : quelle indemnisation en cas d'inondation ?

Lorsqu'une inondation est considérée comme catastrophe naturelle, les dommages causés sont couverts par un régime spécifique.

Habitant.e ou gérant.e d'entreprise, lorsqu'une inondation survient, chacun.e se tourne vers son assureur en espérant que les dommages causés par l'eau seront indemnisés.

En collaboration avec la FFA (Fédération Française de l'Assurance) et la MRN (Mission des Risques Naturels), nous avons conçu deux fiches illustrées pour vous expliquer simplement le régime spécifique Catastrophe Naturelle.

Ces documents vous permettront de mieux comprendre les modalités de couverture de l'assurance, les franchises appliquées, les délais d'indemnisation ou encore les bonnes pratiques pour être sûr.e d'être correctement indemnisé.e suite à une inondation.

 

indemnisation catastrophe naturelle-habitant.e
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Sources: 

Un guide complet réalisé par la MRN est également disponible.

Vous pouvez également consulter le site de la FFA : https://www.ffa-assurance.fr/infos-assures/assurance-des-catastrophes-naturelles

Catégorie: 
Type d'article: 
Documents: 
Fiche assurance entreprise
Fiche assurance habitant.e

Le SYAGE forme des réservistes aux inondations

Sous l’autorité du maire de la ville, le rôle de ces réservistes est d’intervenir aux côtés des secours lors de catastrophes naturelles ou d’accidents industriels.

Dans le cadre du PAPI (Programme d'Actions de Prévention des Inondations) de l’Yerres et en partenariat avec la commune de Boussy-Saint-Antoine, le 18 avril 2019 s’est tenue pour la première fois au SyAGE (Syndicat pour l'Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l'Yerres) une formation dédiée à la gestion des risques en cas d’inondation à destination des membres de la Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC) de Boussy-Saint-Antoine.

Leurs missions peuvent se traduire par exemple par l’assistance et le soutien aux sinistrés ou à la diffusion d’informations sur la conduite à tenir.

Au programme de cette formation :

  • une présentation détaillée du système de télésurveillance des eaux du bassin versant de l’Yerres ainsi que du Plan de Gestion de Crise d’Inondation (PGCI) mis en œuvre par le SyAGE ;
  • une séquence participative afin de contrer les idées reçues au sujet des inondations.

Cette rencontre a permis d’aborder plusieurs aspects et de répondre aux différentes questions des réservistes. Les bénévoles sont repartis avec un ensemble de documents sur la prévention des inondations dont un formulaire d’inscription au SIRYAC (Système d’information des riverains de l’Yerres pour l’alerte de la crue). Le SIRYAC est un outil d’information qui permet de signaler l’arrivée d’une éventuelle inondation dans votre commune.

Pour faire face aux situations de crises, plus particulièrement aux inondations, de nombreuses communes mettent en place une réserve communale de sécurité civile. A titre d'exemple, la ville d’Orléans compte à ce jour plus de 90 bénévoles au sein de sa réserve communale.

Réservistes PAPI de l’Yerres
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: 

Des catastrophes qui nous rappellent l'importance des plans de Sauvegarde des Biens Culturels

L’incendie ce 15 avril 2019 à Notre-Dame de Paris est une désolation et nous avons assisté impuissants à cette catastrophe.

Notre-Dame de Paris : des collections sauvées par les Pompiers

L’intervention de la Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris a permis de sauvegarder la structure de l’édifice mais également de nombreux biens culturels. En parallèle des opérations de lutte contre l’incendie, les sapeurs-pompiers sont intervenus simultanément dans le cadre du plan de sauvegarde de l’édifice pour évacuer les collections priorisées. C’est une chance que Notre-Dame ait mis en place un plan de sauvegarde et organisé des exercices in situ de protection des collections en 2018 avec la BSPP et les sapeurs-pompiers basés au musée du Louvre.  

Un patrimoine également vulnérable aux risques d'inondations

Cette catastrophe nous en rappelle d’autres, avec cette même consternation, lorsque le patrimoine culturel est détruit ou gravement endommagé nous sommes tous concernés. Outre les incendies qui sont ravageurs, notre patrimoine est également concerné par le risque inondation, les crues dans le sud de la France et celles de 2016 et 2018 en région parisienne nous l’ont rappelé.

L’importance d’anticiper à travers un plan de sauvegarde

Si un sinistre survient malgré les actions mises en œuvre pour empêcher ou retarder sa survenance, a fortiori sur un site patrimonial, il est essentiel de réaliser en amont un plan de sauvegarde pour faciliter l’évacuation des collections et leur sauvegarde : en les priorisant (si l’on veut tout sauver on ne sauve rien !) et en anticipant l’organisation de leur sauvegarde. En cas de risque incendie, nous rappelons qu’il est primordial de partager son travail de plan de sauvegarde avec les sapeurs-pompiers.  

Une démarche lancée par l’EPTB Seine Grands Lacs en cours en Île-de-France : diagnostic inondation et plan de sauvegarde crue

L’EPTB Seine Grands Lacs a lancé une étude en 2018 afin d’identifier et mobiliser des sites conservant des biens culturels en Ile-de-France en zone inondable (Seine, Marne).

Le but de cette étude est de réaliser des diagnostics inondation (réalisés par la société Examo). Puis, d’accompagner chaque site pour la formalisation de leur plan de sauvegarde des biens culturels. Suite aux diagnostics inondations réalisés, nous les accompagnons en les conseillant lors de réunions d’étapes et en leur fournissant des trames de documents adaptés à leur besoin afin que chacun puisse réaliser un plan de sauvegarde crue adapté à son établissement.

Il est important d’anticiper : 

  • prioriser les collections selon le temps estimatif d’évacuation,
  • définir les zones de repli,
  • les cheminements d’évacuation,
  • établir des listes d’appel à volontaires,
  • estimer les besoins matériels et logistiques,
  • réaliser les achats, etc...

Un travail sur la recherche de mutualisation entre les sites sera également engagé. À l’issue de la formalisation des plans de sauvegarde, ils pourront être testés lors d’exercices.

À ce stade, la démarche porte sur 3 territoires : le 12e arrondissement de Paris, l’île de Chatou (78) et le Val-de-Marne et permet de travailler sur des typologies de bâtiments et de collections diverses : Cinémathèque Française, Eglise Saint Antoine des Quinze-Vingts, Ateliers des musées, Musée Fournaise…

 

Notre Dame de Paris
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Sources: 

Pour joindre les auteurs de l'article : Mylène FLORENTIN et Lora HOUSSAYE

Pour joindre EXAMO : www.examo.fr

Catégorie: 
Type d'article: 

Interview de Sylvette Pierron présidente de l'IFFO-RME

Sylvette Pierron présidente de l'IFFO-RME explique pourquoi il est important de sensibiliser les jeunes au risque inondation.

Quelle est votre mission ?

Nous menons des actions d’information et d’éducation à la prévention des risques majeurs auprès des jeunes et du grand public. Nous intervenons principalement à travers notre réseau de formateurs, par exemple dans le cadre de la mise en place du Plan Particulier de Mise en Sureté (PPMS) dans les établissements scolaires. Ce réseau est constitué de personnes ressources formées, issues de milieux très divers, qui ont accepté de sensibiliser au sein de leur travail ou en d’autres cercles. Nous réalisons également des supports pédagogiques et nous participons régulièrement à des manifestations de sensibilisation aux risques.

Les jeunes constituent une cible privilégiée de votre action.

Construire une culture du risque, ça ne se décrète pas, d’autant plus qu’il y a chez les nouvelles générations une perte de la mémoire du risque. Les jeunes sont une cible essentielle. D’abord, car les enfants sont de bons vecteurs de sensibilisation des adultes, qu’on touche par ricochet en quelque sorte. Ensuite, car ce type de culture se construit tout au long de la vie d’un individu. Et plus l’on commence tôt, plus l’on a de chances de créer une acculturation des thématiques et des bonnes pratiques.

Comment toucher efficacement ces publics ?

Il faut commencer à évoquer la problématique chez les très jeunes puis, au fur et à mesure de la scolarité, intégrer des notions de plus en plus complexes. La meilleure façon de faire consiste à les intéresser, à leur donner envie de… Les outils doivent être ludiques, mais également  pédagogiques. Il ne s’agit pas seulement de les amuser, mais de leur donner à connaître et à réfléchir. Il faut que cela soit gai, que les messages soient clairs et que cela les interpelle sur les comportements qu’ils doivent avoir.

Comment mobiliser des individus pour les conduire à s’engager dans la sensibilisation au risque ?

Les gens ne s’engageront pas dans leur milieu professionnel s’il n’y a pas une urgence au sein de leur structure. En revanche, la sphère familiale, ça les touche. L’on peut également faire appel à des valeurs citoyennes, telles que la solidarité, qui est un concept fédérateur. Mais en  période « normale », les gens ont d’autres soucis. De surcroît, le risque terroriste a compliqué la tâche des acteurs de la sensibilisation aux risques ; c’est maintenant un axe prioritaire.

Comment faire pour que la sensibilisation / formation d’acteurs conduise à un véritable engagement ?

Le problème est d’éviter d’avoir de la perte en ligne. Manifester de l’intérêt pour la problématique est une chose, s’engager dans la durée en est une autre. A l’IFFO-RME, on essaye de les suivre, de les intéresser, de ne pas les lâcher. On sème, mais on ne sait pas ce qu’on va  récolter… Pour vous donner un ordre de grandeur, nous avons formé plus d’un millier de personnes à l’IFFO-RME ; il y en a encore 500 qui sont mobilisables ; et entre 150 et 200 d’entre eux ont adhéré à l’IFFO-RME.

Que pensez-vous du dispositif EPISEINE ?

Il était indispensable qu’une telle initiative soit menée par un acteur comme l’EPTB. EPISEINE dispose de moyens pour créer un certain nombre d’outils / actions, que nous n’avons pas. Nous avions déjà eu cette idée avec Jacques Faye dans les années 90. On voulait mettre en place une Maison des Risques Majeurs ouverte au public, mutualiser tout ce qui existe, s’installer dans un espace fédérateur. On aurait pu y faire des conférences, des événements… mais cela ne s’est pas fait car nous n’avions pas assez de moyens. En revanche l’EPTB a la capacité requise.

Y aurait-il des coopérations possibles avec EPISEINE ?

Mener des actions communes avec EPISEINE serait très positif. Par exemple, former un agent de l’EPTB qui serait intégré au dispositif EPISEINE, et dont l’une des tâches serait d’être en contact régulier avec l’IFFO RME. Par cette personne ressource, EPISEINE pourrait communiquer efficacement sur les actions de l’IFFO-RME et réciproquement l’IFFO-RME pourrait relayer des informations concernant l’EPTB. Il faut mettre en synergie nos potentialités, y compris avec d’autres acteurs, la DRIEE, le Ministère etc. Il faut que cette mise en synergie soit beaucoup plus large que le « noyau dur » des acteurs de la prévention du risque. Beaucoup d’acteurs peuvent être sollicités, par exemple Météo France. Il faut montrer les bonnes pratiques, échanger, confronter et coopérer.

Sylvette Pierron Iffo-Rme
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: 

Paris qui sauve : le succès de la sandbox Episeine

Pour la deuxième année consécutive, la ville de Paris organisait l’événement Paris qui sauve les 30 et 31 mars 2019.

Cet événement était l’occasion de proposer près de 40 ateliers et une quinzaine de conférences autour de la santé et du secours sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris. Plusieurs milliers de franciliens et quelques touristes ont pu, notamment, s’initier aux gestes qui sauvent, participer à des jeux et ateliers autour de la nutrition, mais aussi s’informer sur le risque inondation en Ile-de-France grâce au stand Episeine, qui disposait de différents outils aussi pédagogiques qu’interactifs. Tandis qu’une grande carte au sol permettait de repérer si son domicile se trouvait en zone inondable, la maquette sandbox offrait l’opportunité de créer une inondation et d’en mesurer les conséquences.
Adultes et enfants présents sur le stand d’Episeine ont montré un fort intérêt pour la thématique de prévention des inondations, que ces derniers se situent en zone inondable ou qu’ils soient touchés de plus loin, dans une démarche de solidarité.

paris_qui_sauve.jpg
Public(s) cible(s): 
Risque(s): 
Localisation(s): 
Profil: 
Catégorie: 
Type d'article: